Il était une fois,

un mur si blanc, si vide, dans un minuscule appartement...

Seule la démesure pouvait transcender l'espace.

Mais c'était sans compter sur les mesures atypiques de la démesure...

C'est ainsi que j'ai rencontré une toile aux mesures, aussi blanche que le mur...

C'est ainsi que j'ai commencé à créer la couleur qu'il me manquait...

des toiles...

 

"- Et tes toiles, si elles me parlent, me bousculent, m'imprègnent..., tu me les vendrais ???

Et si elles réveillent une émotion qui m'est propre, tu me la peindrais ???

 

  - Oui je ferais tout ça, oui car elles ne sont plus que miennes une fois sur la toile.

Elles sont un monde qui nous relie toi et moi, elles ont ce langage propre à elles qui ne nous chuchote pas la même chose et pourtant ce sont les mêmes pour nous deux..."

des couleurs...

 

Le rouge

 

est sûrement la couleur la plus fascinante et ambiguë qui soit.

Elle joue sur les paradoxes,

anime des sentiments passionnels en complète contradiction :

amour / colère, sensualité / sexualité, courage /

danger, ardeur / interdiction


Cette couleur remue les sentiments sans aucun doute.

 

Elle s'impose comme une couleur chaleureuse, énergique, pénétrante et d'une certaine manière rassurante et enveloppante

D'un autre côté, on l'associe au sang, à l'enfer et à la luxure.


Cette couleur chaude ne laisse donc pas indifférent et c'est là toute sa force : elle remue les passions, qu'elles soient positives ou négatives.

 

 

 

Le noir

 

est l’antithèse du blanc.

Couleur du deuil en Occident, le noir est à l’origine,

le symbole de la fécondité, couleur des déesses de la fertilité

et des vierges noires.


Représentant le monde souterrain,

le noir correspond au ventre de la terre

où s’opère la régénération du monde.


Souvent symbole d’obscurité et d’impureté, il devient alors

celui de la non manifestation et de la virginité primordiale.

 

Tout comme l’hiver appelle le printemps, le noir évoque

la promesse d’une vie renouvelée.

de moi...

carole garcia

(...) "Tu voudrais vivre où, Maxence ?
- Au Pays sans adultes.
- Il y en aurai aucun ?
- Non. Ou plutôt, on laissera entrer uniquement ceux qui auront gardé leur âme d'enfant.
- Mais comment on pourra les reconnaître ?
- C'est facile, c'est ceux qui auront encore des rêves. Des rêves pour aider les gens qui souffrent.
- Et il est loin, ce pays ?
- Je crois, oui" (...) 

 

                Ondine Khayat – Le Pays sans adultes